Le nom de leur quartier semble se moquer d’eux. Face à la menace d’effondrement de leurs habitations et la destruction de l’environnement à Amborovy, les habitants de Soaniadanana ont décidé de déposer une plainte contre l’exploitation abusive et sauvage du sable sur leur domaine. Il ne reste plus que quelques mètres et le gouffre profond va engloutir les maisons installées  autour de la carrière de sable. Les autorités régionales ont pourtant déjà fermé cette carrière aux exploitants, l’année dernière.
Ils ont été déplacés à Marohogo, dans le district de Mahajanga II, mais des inconscients continuent toujours de puiser et d’extraire la matière. Ce, à l’insu des propriétaires des habitations et surtout des autorités locales. Le chef de la région, Jaffar Saïd Ahmad, est ferme. «Nous allons prendre des dispositions, mais je rappelle que ce site est déjà interdit depuis l’année dernière», martèle-t-il.
L’extraction de sable est une filière juteuse pour certaines entreprises rattachées aux travaux de construction de bâtiments à Mahajanga. Aujourd’hui, le chargement d’un camion se vend à 110 000 ariary si, auparavant, le tarif était de 70 000 ariary.
Vero Andrianarisoa