Les travaux de construction de la première ferme solaire à Madagascar vien­nent de démarrer. Le site d’Ambohipihaonana sera opérationnel en juin.

L’heure est aux énergies renouvelables. Madagascar disposera bientôt de sa toute première ferme solaire. Mais il faut attendre le mois de juin 2018 pour voir le projet opérationnel. Sur le site de Menabe, dans la commune rurale d’Ambohipihaonana, dans le district d’Amba­tolampy, la société Green Yellow est encore en début de chantier. Les gros engins présents sur le chantier effectuent les travaux de terrassement. « Il faut compter huit mois pour la mise en place de cette ferme solaire », a confié Alvaro Fuenzalida Cleary, directeur de Green Yellow Madagascar.
La centrale produira 20 mégawatts d’électricité, laquelle sera vendue à la Jirama, pour les Réseaux interconnectés d’Antana­narivo (RIA).
L’énergie produite permettra de couvrir ainsi les besoins en électricité d’environ cinquante milles ménages, tout en répondant à la demande croissante d’énergie liée au développement économique et industriel de la région du Vakinankaratra. Cette société française, spécialisée dans l’énergie renouvelable, compte ainsi installer un parc de soixante quinze mille plaques photovoltaïques s’étendant sur un peu plus de trente hectares. Celui-ci a apporté un grand changement au paysage de la route nationale 7, entre Ihazolava et Ambohimandroso.

À volonté
Les énergies renouvelables sont une source d’énergie inépuisable. Disponibles à volonté, l’énergie solaire est largement plébiscitée dans le secteur énergétique et se développe à la vitesse grand V. « La population de Maevatanàna est la première bénéficiaire de l’énergie solaire à Madagascar. Le solaire nous permet de réduire le coût de production de l’électricité », a déclaré Lantoniaina Rasoloelison, ministre de l’Eau, de l’énergie et des hydrocarbures. Le gouvernement compte sur une mise en branle rapide de la transition énergétique, afin de combler les manques de la Jirama et ses centrales thermiques budgétivores.
L’exploitant du site d’Ambohipihaonana se lance ainsi dans une course contre la montre. Les travaux accusent déjà un retard par rapport au calendrier initialement prévu. Lors de la pose de la première pierre en décembre 2016, elle s’est donné dix mois pour la
réalisation des travaux. « Les différentes procédures ont empêché la société de débuter le chantier », a expliqué une source proche du dossier. Ce n’est donc que partie remise. Elle donne ainsi rendez-vous en juin 2018, à la veille de la fin du quinquennat de Rajao­narimampianina.

Lova Rafidiarisoa