Roulant à vive allure, une Mercedes Sprinter a torpillé l’arrière d’un car, tombé en panne sur la RN7. Le bilan fait état de trois morts, dont un bébé de deux mois.

Lancé à vive allure, un taxi-brousse de marque Mercedes Sprinter en provenance de Farafangana, a percuté de plein fouet l’arrière d’un car, en panne, à l’arrêt sur le coté droit de la route. Trois morts et 27 blessés sont dénombrés. Ce drame est survenu sur le national numéro 7 hier, aux alentours de 3heures du matin, sur une ligne droite à la hauteur d’Ihazolava Ambatolampy.

De marque Tata, le car impliqué dans cet accident dramatique était en provenance de Taolagnaro et roulait à destination d’Antananarivo.

A la lumière des témoignages recueillis par la gendarmerie territoriale, saisie de l’enquête, le car a été contraint de s’arrêter au point kilométrique 76+700, suite à problème de transfert au niveau de la boite de vitesse. Le chauffeur ainsi que l’aide chauffeur de la Tata se sont alors glissés sous le châssis, pour s’atteler à la réparation. Au moment où ils s’y attendaient le moins, la Mercedes Sprinter a surgi à toute vitesse, pour torpiller l’arrière du car, qui du coup, a déboulé par dessus le bas-côté, pour terminer sa course incontrôlée dans une clairière.

Sommeil au volant

La Tata, projetée après le choc a grande vitesse, a néanmoins écrasé l’aide-chauffeur qui se trouvait en dessous. Comprimé sous une  roue, ce quadragénaire a été tué sur le coup.

A bord de la Mercedes Sprinter, une femme installée à l’arrière du chauffeur avant que l’accident ne se produise, n’a pas survécu. Évacué de toute urgence sur Tana, un bébé de deux mois a succombé à mi-chemin, portant à trois le nombre de blessés. Les 21 occupants de la Mercedes Sprinter ainsi que le chauffeur du car et cinq de ses passagers sont, pour leur part, blessés. Aux dernières nouvelles, ces rescapés sont hors de danger.

En essayant de comprendre les circonstances de cette collision meurtrière, les enquêteurs avancent deux thèses. D’une part, la thèse selon laquelle le chauffeur de la Mercedes Sprinter aurait pu sommeiller au volant est évoquée, si d’autre part, il serait également possible que le minibus était dans le sillage d’un véhicule, sans avoir respecté la distance de sécurité. Si tel est le cas, le véhicule que la Mercedes Sprinter avait suivi dangereusement a donc pu dépasser le car sans anicroche, alors qu’elle s’y était abîmée.

Face à cet accident de la circulation soldée par une perte de vies humaines, la gendarmerie à Ambatolampy appelle à la prudence, les usagers du national numéro 7. Elle rappelle qu’un second chauffeur est indispensable pour tout trajet au-delà des 400 kilomètres, de telle sorte à prévenir les cas de sommeil au volant. Les victimes de cet accident sont admises dans les hôpitaux d’Ambatolampy et d’Ampefiloha.

Andry Manase