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Befotaka
Un village de bandits incendié
Les éléments des forces de l’ordre ont mis le feu au village d’Ankazolahy, lequel a tout dévoré sur son passage.
Il ne reste plus qu'un champ de ruines du village d'Ankazolahy, où vivaient les beaux-parents de Remenabila. Comptant une cinquantaine de toits, celui-ci a été brûlé, lundi.
La mise hors d'état de nuire du bandit sexagénaire, Remenabila, et de sa meute de près de 300 milices armées qui sèment la terreur dans le district de Befotaka devient un véri­table casse-tête. Retranché dans le village de Bekolitra, après avoir tiré à volonté sur des militaires qui suivaient ses traces dans un guet-apens qu'il a tendu à Iabohazo, le samedi 9 juin, le régiment de bandits demeure jusqu'à présent insaisissable.
Essayant de prendre en contre-pied Remenabila, les centaines d'éléments de l'Etat-major mixte opérationnel national (Emmo/nat) qui ont pris le contrôle de la zone après la fusillade meurtrière, qui s’est soldée par la mort de onze personnes, dont huit militaires en treillis et trois hommes en tenue civile, ont lancé une opération contre le village des proches de Remenabila. Celui d'Ankazo­lahy, où habitaient les beaux-parents du bandit notoire, était désert lorsque les hommes de l'Emmo/nat y ont débarqué, lundi. « C'est un village abandonné, servant de repaire aux bandits de grand-chemin qui sèment la terreur dans les localités environnantes. Il a fallu le brûler », lâche Roberto Tinoka, vice-président du Congrès de la transi­tion de la région de Toliara.

L'armée avance

Après le passage des flammes, il ne restait plus de ce village en hameau d'une cinquantaine de toits qu'un champ de ruines. Selon les informations recueillies sur place, il n'y avait ni habitant ni animaux d'élevage.
La localité étant désertée par ses habitants, les forces de l'ordre ont, une fois de plus, perdu les traces de Remenabila et de ses comparses. Du coup, la thèse que cette redoutable meute de malfaiteurs soit encore retranchée à Bekolitra est privilégiée.
Ayant quitté en fin de semaine Esira, la dernière commune rurale à proximité de Bekolitra qui soit accessible en véhicule tout-terrain, les forces de l'ordre verrouillent lentement mais sûrement le terrain. Progressant à pied, elles bénéficient néanmoins d'un appui aérien. Des éléments héliportés et un avion ultra léger Tétras sont envoyés en éclaireurs. Hier, l'Emmo/nat a atteint la commune rurale de Marovitsika, située à environ une quarantaine de kilomètres du village où Remenabila et ses hommes ont trouvé refuge.
Découvertes dans la forêt de Masiakatantely, en début de semaine, les dépouilles des éléments des forces de l'ordre tombés sous les balles des malfaiteurs lors de l'accrochage d'Iabohazo, auraient été récupérés, depuis hier, par des militaires expéditionnaires. Deux jours de marche les attendraient encore avant d'arriver à une piste carrossable.
Seth Andriamarohasina
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