Atelier
Les inspecteurs du travail en formation
Une partie des inspecteurs et contrôleurs de travail présents à l'atelier de formation (Photo Vero Andrianarisoa)
La ville de Mahajanga abrite, depuis hier, un atelier de formation des inspecteurs et des contrôleurs du travail sur les principes et les droits fondamentaux au travail et les normes internationales y afférents.
L’ouverture officielle du séminaire a eu lieu à la grande salle du restaurant La Piscine en présence, notamment, du chef de région Boeny, Jean Christophe Rasoloniaina, du directeur général du ministère de la Fonction publique, Samuelson Ramanitriniony, ainsi que du représentant de l’OIT, directeur du bureau de pays à Tana, Christian Ntsay et du consul de France à Mahajanga, Jean-Pierre Septier.
« Madagascar subit de plein fouet les retombées de la double crise financière mondiale et politique intérieure. Elles se traduisent par la destruction de 336 000 emplois, la vulnérabilité des 90% des emplois existants, les difficultés de 91% des entreprises formelles, la réduction de 51% du taux d’investissement et la chute de 11% des revenus par habitant », a énoncé Christian Ntsay.
« Depuis une décennie, l’instabilité politique et institutionnelle a façonné pour Madagascar un monde où les droits de l’homme et de la femme au travail restent encore fragiles et à consolider », a-t-il continué.
Insuffisance
C’est la raison de la tenue de la formation dirigée par deux spécialistes de l’administration du travail et du dialogue social, Jules Oni et Cécile Balima de Dakar, pendant cinq jours.
Ce programme entre dans le cadre de l’application du Programme d’appui à la mise en œuvre de la déclaration de l’OIT (PAMODEC) mis en place par le BIT avec l’appui du ministère français du Travail, de l’emploi et de la santé, depuis 2007. 55 inspecteurs et contrôleurs de travail de toute l’Île participent à l'atelier.
« La formation est capitale pour les participants dans la mise à jour du droit national pour la conception des textes d’application du Code du travail. Ainsi qu’à la mise en place et au renforcement du cadre institutionnel régissant le monde du travail, face à la dégradation visible de la qualité du travail du pays », a encore ajouté le représentant du BIT.
L’Inspection générale du travail fait face à de multiples difficultés, à savoir l’insuffisance de l’effectif avec un inspecteurs pour 90 000 travailleurs. Un chiffre en deçà des normes fixées par l’OIT. En fait, on recense 92 inspecteurs et 71 contrôleurs de travail.
Vero Andrianarisoa
Mardi 07 fevrier 2012