Antsiranana
Des jeunes délinquants arrêtés
Le capitaine Lova Randrianasolo, commandant de compagnie de la gendarmerie d'Antsiranana, a dirigé l'enquête ayant abouti à l'arrestation des jeunes délinquants (Photo Raheriniaina)
La gendarmerie compte éradiquer le phénomène de la délinquance juvénile. La population ne peut que se réjouir de l'initiative
L'opération, initiée par la gendarmerie d'Antsiranana, contre les agissements des jeunes délinquants est couronnée de succès. Jusqu'à ce jour, elle a procédé à l'arrestation de 29 personnes dont la femme qui a fourni de l'argent aux sept jeunes gens ayant voulu attaquer le CEG de Ramena, le mardi 17 janvier.
13 d'entre ceux qui ont été arrêtés appartiennent à la bande des « Togo », 13
autres à celle des « Foroches », tandis deux font partie des « Dajal ». A noter que les jeunes délinquants antsiranais s'organisent en bandes de quartier. Outre celles déjà citées, on rencontre les « Monstres », les « Dakar », les « Pirates » et autres « Texas ».
Ayant appris l'arrestation des cerveaux des jeunes délinquants, presque tout le monde a montré sa satisfaction qui, au bureau, qui, au marché, et même dans les établissements scolaires.
Dans une certaine mesure, la grève des magistrats a permis à la circonscription régionale de la gendarmerie à Antsiranana d'avancer rapidement dans ses enquêtes, en ne respectant pas stricto sensu le délai de garde à vue de 48 heures.
En fait, l'arrestation de membres de la bande des « Togo » a servi de fil conducteur. Cela a abouti à la capture des caïds et des complices.
« Presque tous ont été pris à la descente du lit, sauf ceux qui ont pu s'échapper », mentionne le capitaine Lova Randrianasolo, commandant de compagnie de la gendarmerie d'Antsiranana.
Monoparental
De plus, la rivalité entre les « Togo », écumant le quartier de Tanambao I, et les
« Foroches », installés à Tanambao V, a permis certaines arrestations.
« Il arrive que les deux bandes organisent une bataille rangée, s'il y a un désaccord entre les deux », révèle un membre de « Togo » interrogé à la gendarmerie.
Les 28 jeunes délinquants arrêtés jusqu'à présent rencontrent des problèmes d'ordre familial.
« Seul un d'entre eux habite avec ses parents, le reste vit dans un milieu monoparental », explique le commandant de compagnie de la gendarmerie.
Ainsi, la plupart de ces jeunes vivent avec une mère divorcée, d'autres sont sous la tutelle d'une personne aux ressources très limitées.
Par ailleurs, ils sont âgés entre 14 ans et 25 ans. Ils sont presque tous des collégiens ou des lycéens, mis à part un analphabète et un étudiant de 3è année à l'Université.
Les mères des délinquants arrêtés ont été aperçues, jeudi 26 janvier, à l'extérieur du camp Pardes, la caserne de la gendarmerie.
« Nous reconnaissons que nos enfants sont coupables. Mais, il faut aussi arrêter leurs incitateurs, et leurs fournisseurs en argent et en cannabis », s'exprime sans ambages l'une d'entre elles.
Quant à leurs avocats, ils s'en sont pris aux journalistes en invoquant le non-respect de la durée de garde à vue de 48 heures.
Raheriniaina
Samedi 28 janvier 2012