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Ankatso
Une autre voix s'élève à Ambohitsaina
Beaucoup d’étudiants désirent encore étudier, malgré les grèves par-ci, par-là (Photo Claude Rakotobe)
Une divergence naît au sein des étudiants sur les objets de leurs revendications. Le but reste pourtant la reprise des cours.
« Nous n'accepterons plus la manipulation des étudiants à des fins politiques » a déclaré Landry Boto, représentant des étudiants du 3e cycle au sein du département d'Économie de la faculté de Droit, Économie, Gestion et Sociologie (DEGS), hier, lors d'un point de presse à l’université d’Antananarivo. Ainsi, cette partie des étudiants conteste la revendication de certains étudiants à caractère politique.
Reprise des cours
« Nous ne comprenons pas la demande de certains étudiants de limoger le ministre de Finance et des budgets alors que nous avons un ministre de tutelle, celui de l'Enseignement supérieur. Nous, notamment les étudiants en Économie, ne demandons ainsi que la reprise des activités pédagogiques. Nous sommes les premières victimes de cette grève, les autres étudiants des départements de la faculté DEGS ont déjà fini leurs deuxième session et attendent seulement les résultats, contrairement à nous», se plaint Landry Boto.
La tension risque ainsi de monter d'un cran à Ambo­hitsaina. « Nous allons demander au syndicat des Enseignants- chercheurs de l'enseignement supérieur (Seces) de ne pas dissuader les enseignants souhaitant poursuivre leurs activités pédagogiques cette semaine. Si nous n'obtenons pas satisfaction, nous allons empêcher les enseignants grévistes de rejoindre leurs bureaux pour ne pas nous surprendre dans la réalisation des examens » prévient Landry Boto. Mais les présidents des associations des étudiants signent et persistent aussi. « Nous allons demander aujourd'hui au Seces de réunir nos forces cette semaine pour résoudre dans le plus bref délai cette crise. Nous devrons faire un sit-in soit à Ambohitsaina soit au ministère pour que les étudiants ne souffrent pas davantage de cette grève des enseignants », confie Sebastien Andriamanohisoa, président de l'association des étudiants au sein de la faculté de DEGS. Ainsi, la revendication du paiement en totalité des indemnités de recherche des enseignants chercheurs et de leurs indemnités de risque bloquent encore la situation dans les universités publiques.
Vonjy Radasimalala
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