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Ankatso
Les étudiants attirent le Seces dans la rue
Les enseignants-chercheurs et les étudiants lors de la réunion d’hier (Photo Claude Rakotobe)
Le Seces a annoncé sa solidarité envers les étudiants concernant les revendications. Ces derniers pensent que descendre dans la rue ensemble, serait la solution.
La preuve de solidarité exigée. Le syndicat des enseignants chercheurs de l'enseignement supérieur (Seces) a répondu à l'appel des étudiants de l'université d'Antananarivo hier, à la cathédrale de médecine à Ankatso. Le débat entre les deux corps a duré trois heures et la liberté d'expression était respectée. Seces et étudiants s’associent pour résoudre le problème. «Nous sommes solidaires dans les revendications. Vous voulez qu'on reprenne les activités pédagogiques et nous, nous voulons l'application du décret de nos revendications, qui nous a été retirée. Notre but est d'enseigner et vous d'étudier dans de bonnes conditions», lance le professeur Razafimahefa du Seces. Pour les étudiants, la solidarité signifie main dans la main et que le Seces sera là pour les protéger, intervenir pour le sort de l'un des leurs, comme c'était le cas du leader des étudiants de la faculté des Sciences, récemment convoqué en conseil de discipline. «Puisque seule la fermeture du portail du campus fait réagir les autorités, allons ensemble à l'arrêt du bus 119 pour faire la grève. Là, nous serons vraiment solidaires», a fait savoir l'un des étudiants, applaudi par la foule de la cathédrale.
« Nous n'y allons pas »
Le Seces n'a pas osé répondre en public, c'est seulement après les interventions que la présidente de la section Antana­narivo, Fidèle Rahari­malala a repoussé la proposition de ses «protégés». «Nous n'allons pas à l'arrêt du bus 119. Nous devons économiser de l'énergie pour le congrès national qu'on organisera les 22 et 23 février ici à Ankatso», réplique t-elle en ajoutant que l'ordre du jour du congrès national sera les revendications, l'affaire interne du Seces national, de l'enseignement supérieur. Le Seces dénonce surtout le fait de supprimer les indemnités de recherche définies par un décret. «Personne ne peut dire le contraire sur ces indemnités de recherche. La loi a déjà existé depuis 2003. Ce sont des parlementaires élus qui l'ont votée», affirme le coordinateur du Seces, Gilbert Rasolo­mampiandry. Toutefois, les étudiants dénoncent leur implication dans des démarches politiques qui font entrave à la reprise des activités pédagogiques à l'université.


Michella Raharisoa
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