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L'art urbain cogite une fédération
Des arts urbains comme le graffiti attendent une formalisation sur la scène artistique (Photo Maminirina Rado)
Il y a comme un effet boule de neige. Après les chanteurs, les danseurs de salon et les écrivains, voilà que le milieu de l'art urbain veut aussi monter sa fédération. Donc, la normalisation semble être dans le vent. Parmi les initiateurs, X-Tah du groupe de rap incontournable Da Hopp. Il explique la nécessité de ce regroupement. « La culture urbaine a toujours eu cette image de rebelle, hors des normes en vigueur, mais sans une structure légale nous ne pourrons jamais être reconnus à l'étranger ou obtenir des financements ». Par art urbain, plusieurs formes d'expressions entrent en compte. La liste est assez longue, rien que la culture hip hop qui regroupe la danse, le graffiti, le chant, le slam, les labels
Sans oublier que d'autres disciplines convergent sur la planète urbaine tels le yamakasi, encore rare à Madagascar.
Premières démarches
À part le rap, il y a d’autre genre de musique comme le rock, qui se démultiplient en style néo, le r'n'b et bien d'autres encore. En tout, il y a quinze disciplines qui vont se regrouper dans la fédération à l'heure actuelle. Ce qui laisse à penser sur le devenir, sur la question de fond d'un art qui se démarque par son indépendance dans sa dynamique créative. Formaliser l'art urbain ne risque t-il pas de l'enfermer dans une prison dorée Pour Tagman Airjip, graffeur célèbre, on peut aller au delà. « On ne doit pas comparer l'art urbain local avec ce qui se fait ailleurs. Pour le cas du graffiti par exemple, cela ne fera qu'élargir les horizons ». Pour l'instant, les démarches d'usage sont en route, comme les réunions, la création de diverses commissions. À entendre les acteurs de ce milieu, il y a un bouillonnement assez positif à l'égard de cette initiative.
Maminirina Rado
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