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Actualité Madagascar » Région » Brickaville
Brickaville
La banane à Ar 230 le kilo
La banane reste la source de revenu pour des paysans dans le district de Brickaville (Photo Joël Valencio)
Les agriculteurs figurent parmi les sinistrés du cyclone Giovanna. Ils doivent se rabattre sur la vente de la banane pour survivre.
La population du district de Brickaville avec ses 17 communes manque presque de produits de revenu, après le passage du cyclone Giovanna, il y a une semaine. Les cultures sont, soit détruites soit tombées, comme les litchis, les oranges dont la cueillette était programmée pour le mois prochain, et le riz, entre autres. Les paysans se rabattent sur la vente de banane.
Selon les enquêtes effectuées auprès des collecteurs et des agriculteurs, 100 tonnes de banane sont vendues par semaine à Brickaville. Il y débarque 15 à 20 tonnes provenant des communes du district.
Sur place, les collecteurs achètent le kilo entre Ar 200 et Ar 230, selon la variété et la grosseur du produit. Ils paient 60 ariary par kilo pour le transport par camion jusqu'à la capitale. À noter que le paysan s'acquitte Ar 20 par kilo de ristourne au bénéfice des collectivités.
« Nous vendons le kilo de banane à Ar 300 auprès des grossistes d'Antananarivo », révèle Ravelo, collecteur.
« Les fruits proviennent surtout des communes durement touchées par le cyclone Giovanna, à savoir Fetraomby, Maroseranana, Razanaka, et Mahatsara », précise-t-il encore.
Prix stables
Les bananes sont acheminées par radeau vers Brickaville. Le collecteur fait remarquer que son commerce aide les sinistrés en leur procurant des revenus.
« En dépit de la loi de l'offre et de la demande, nous nous efforçons de ne pas baisser le prix d'achat de la banane au producteur et de maintenir le prix d'avant le passage du cyclone », ajoute Ravelo.
Par ailleurs, on ne constate pas de hausse exorbitant de prix des marchandises à Brickaville. Ainsi, le kilo du stock tampon est vendu à Ar 1 400, celui du « makalioka » et du « vary gasy » à Ar 1 800.
Le maïs commence à envahir le marché. Les paysans se sont mis à le cultiver sur les anciens champs de canne à sucre de Brickaville, avec l'aide des volontaires du Peace corp américain.



Joël Valencio
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