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Elections
La durée des propagandes fixée
Les parlementaires ont pu trouver une entente sur des points délicats (Photo Hery Rakotondrazaka)
Le CST s'est mis d'accord sur la durée des propagandes inscrite dans le projet de loi électorale. Même voix pour le CT.
Un terrain d'entente a été facilement trouvé entre les deux Chambres parlementaires de la Transition au sujet de la durée des propagandes pour les prochaines élections. Le Conseil supérieur de la transition (CST) a, samedi, entériné la décision prise par les membres du Congrès de la transition (CT) en adoptant l'article 41 du Code électoral sans apporter aucune modification.
La période de propagande en vue des élections présidentielles et du référendum est donc fixée à 30 jours tandis qu’elle est de 21 jours pour les sénatoriales et députations, et 15 jours pour les communales. Quatre-vingt-dix-huit membres du CST ont voté « Oui » pour l'adoption du projet de loi électorale. Mais le texte est encore renvoyé à Tsimbazaza afin que les membres du CT puissent examiner les modifications apportées par le CST sur six articles.
Le maintien de la durée des propagandes comme le gouvernement l'a proposé dans son projet de loi s'opère dans le sens contraire à la position de l'Union des démocrates et républicains pour le changement (UDR-C). Jean Lahiniriko, président de ce groupement politique proche du président de la Transi­tion, Andry Rajoelina, a avancé que la période de propa­gande ne devrait pas être trop longue.
Facteur de troubles
Et ce, avant que le CST n'ait statué sur la question. « 21 jours sont suffisants pour les présidentielles et 15 pour les députations. Laisser les candidats présidents ainsi que leurs comités de soutien parler durant un mois, les moyens de propagande étant épuisés, se considérera comme facteur de troubles. Nous ne ressemblons pas aux Européens en termes de moyens », a-t-il affirmé à l'occasion de l'assemblée générale de l'UDR-C, à Andre­fan'­Am­bo­hi­­janahary, la semaine dernière. Il estime que son statut d'ancien candidat aux présidentielles lui permet d'être mieux écouté.
Il a été aussi convenu au Palais de verre à Anosikely, samedi, que chaque électeur mette son empreinte digitale sur le bulletin unique de vote au lieu de cocher une case de son choix par une croix.
« Seuls les articles et dispositions ayant fait l'objet de modifications par le CST seront transmis au CT pour examen et adoption si les amendements lui conviennent », a souligné Lantoni­rina Randriamam­pionontsoa, secrétaire général du CST, hier, lors d'un entretien.

Fano Rakotondrazaka
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