67 ha
Une jeune femme sabrée et violée
Des natifs de l'Anosy, au chevet de la jeune femme, à l'hôpital d'Ampefiloha, hier (Photo Seth Andriamarohasina)
Violée et sabrée à dix reprises, elle agonisait lorsque les malfaiteurs en avaient fini avec elle. Elle était complètement nue lorsqu'elle a rampé jusqu'à la police.
La mort a frôlé une jeune femme de 23 ans, aux 67 ha, dans la nuit de mardi à mercredi. Après l'avoir violée et poignardée, cinq bandits l'ont laissée pour morte et complètement nue en pleine rue. « À un moment donné, je n'ai plus senti les lames que les bandits plantaient sur mon corps », confie-t-elle. Une dizaine de coups de sabre ont été relevées sur elle. Grièvement blessée à la poitrine, au ventre, au dos et au niveau du cou, la jeune femme était très affaiblie lorsqu'elle a rampé jusqu'au commissariat de police, aux 67 ha. Évacuée à l'hôpital d'Ampefiloha sans tarder, elle a été d'emblée placée sous soins intensifs en réanimation.
Don de sang
« Dans la soirée de mardi, aux alentours de 21h30, elle était sortie pour une virée nocturne. Après lui avoir fait des avances, un jeune homme qu'elle a rencontré dans un bar lui a proposé de prendre l'air avec lui », indique une proche de la victime. Elle se serait déjà doutée que l’individu mijotait quelque chose de sordide lorsque quatre complices les ont suivis.
Attirée dans un coin, aux abords du Coum 67 ha, la jeune femme aurait voulu revenir sur ses pas mais l’homme qui l'a prise dans des fils enchevêtrés l'aurait trainée de force. Quand elle a tenté de s'enfuir, celui-ci se serait jeté sur elle avec ses acolytes en brandissant des armes blanches. C'est alors qu'ils ont abusé d'elle et l'ont poignardée.
Originaire d'Amboasary sud, la victime habite aux 67 ha. Prise en main par le médecin urgentiste, elle s'est tant bien que mal souvenue du numéro de téléphone de sa sœur, installée à Toamasina. Cette dernière a, à son tour, informé des membres de la famille résidant à Tana de ce qui s'était passé.
La malheureuse a perdu beaucoup de sang pendant son agression. Toujours dans un état grave, elle attendait des donneurs de sang, hier après-midi. Ses moyens étant limités, des natifs de la région Anosy se sont rendus à l'hôpital pour lui apporter leur soutien. Des associations, des artistes, des parlementaires et des particuliers, originaires de Betroka, Amboasary sud, Tolagnaro, Androy et Ambovombe se sont précipités à l'Hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona où ils ont collecté des aides financières pour les frais d'hospitalisation.
Pendant que la souffrante est placée sous soins intensifs, la police travaille d'arrache-pied sur ce viol collectif aggravé de tentative d'homicide. Les policiers seraient déjà sur les traces des violeurs.
Seth Andriamarohasina
Vendredi 17 fevrier 2012