IFM
La musique classique au féminin
Mirana Randria (au piano) et Agnès Joigneret (à la flûte) ont fait découvrir les compositeurs du XIXème siècle (Photo : MAMY MAEL)
Découverte des compositeurs du XIXe siècle, tantôt avant-gardistes
et tantôt classiques complexes, par deux brillantes musiciennes.
La pianiste Mirana Randria et la flûtiste Agnès Joigneret ont partagé un répertoire « un peu différent » à l'IFM hier, lors du 21e concert classique de midi organisé par Madagascar Mozarteum. La culture slave a bien été ressentie planer dans les airs avec Georges Enescu, Bela Bartok et Franz Doppler. Quelques compositions du français Francis Poulenc, de Jean Sebastien Bach et de Chopin sont venus apporter une touche de diversité dans le répertoire.
Cantabile et presto en deux mouvements donne un aperçu de la complexité des œuvres de Georges Enescu. La modernité, le raffinement rythmique, ainsi que le double héritage de la culture occidentale et de la musique populaire de la Roumanie ont valu à ses compositions une richesse incontestable. La force expressive de Mirana Randria, avec la flûtiste Agnès Joigneret, a offert une palette sonore originale et riche.
Bases solides
Dans neuf mouvements très courts de Suite paysanne hongroise de Bela Bertok inspirée des mélodies et chants populaires hongrois, les deux interprètes dévoilent avec brio des compositions populaires. Mirana Randria revient au piano solo en interprétant Invention n°6 de Jean Sebastien Bach. Sa technique a su rendre la qualité exceptionnelle de l'invention mélodique, contrepuntique et harmonique du compositeur allemand.
Sonate pour flûte et piano de Francis Poulenc a permis aux deux complices de faire découvrir « l'écriture sophistiquée et le langage simple » du compositeur. Une petite valse charmante de Chopin, Valse opus posthume, enchaîne sur un rythme entraînant avant de glisser sur Fantaisie pastorale de Franz Doppler, qui vient clôturer ce 21eme concert classique de midi.
Mirana Randria, pianiste virtuose, est médaillée du Conservatoire de Toulouse. Depuis 2001, elle multiplie les concerts en solo et dans des formations de musique d'ensemble.
Environnementaliste de profession, Agnès Joigneret a fait neuf ans d'études au Conservatoire de Toulon. À Madagascar, elle continue de travailler et de progresser en jouant avec des ensembles instrumentaux et vocaux d'Antananarivo.
Domoina Ratsara
Jeudi 16 fevrier 2012