Diana - Niveau de vie
Des familles vulnérables
Le nombre des enfants parrainés par l'association caritative Cœur et conscience ne cesse d'augmenter d'année en année (Photo Raheriniaina)
La monoparentalité entraîne des fragilités et pose de multiples problèmes tant affectifs que socio-économiques. La pratique de la polygamie et le concubinage et le refus de légaliser le mariage à la mairie ne font qu’enfoncer le clou.
Résultat, la pauvreté touche 70% des familles monoparentales. La plupart des enfants issus de ces familles vivent avec une mère divorcée ou séparée, d’autres sont sous la tutelle d’une personne aux ressources très limitées.
La mère ne travaille pas à plein temps, et le niveau de vie d’une famille monoparentale est plus faible, étant basé sur un seul revenu. Une enquête régionale ressort que 70% des femmes seules élevant un ou plusieurs enfants avouent craindre fréquemment, ou avoir du mal à boucler le mois.
« Parfois, j’ai un sentiment de solitude face à l’éducation de mes enfants et aux problèmes d’autorité, à l'absence de relais, à la difficulté à trouver du temps pour soi, à la fatigue », a éprouvé une mère seule ayant du mal à trouver un interlocuteur avec qui parler de ses difficultés et ses doutes.
Ainsi, force est de constater que de nombreux foyers monoparentaux sont bel et bien isolés, et cumulent une vulnérabilité qui influe directement sur leur niveau de vie.
Prostitution
Les mères seules sont de plus en plus jeunes, et élèvent des enfants souvent en bas âge. De fait, leur niveau d’étude et de diplôme est faible, ce qui ne leur permet pas de trouver un emploi stable plus ou moins bien rémunéré. Lorsqu’elles ne sont pas au chômage, elles cumulent des emplois atypiques et sont contraintes d’accepter des horaires décalés.
Plus de 60 % des familles monoparentales vivent sous le seuil de pauvreté, et nombre d’entre elles vivent dans des conditions de logement plus que précaires (appartements trop exigus, quartiers défavorisés, colocation).
Certaines femmes seules sont alors contraintes de se prostituer, d’une façon directe ou indirecte, une fois qu’elles se trouvent dans la difficulté pour subvenir aux besoins de leurs enfants.
Raheriniaina
Mardi 14 fevrier 2012