Mahajanga
La police des mines en service
Le lieutenant-colonel Friedrich Behivoka, directeur de la police des mines était en visite à Mahajanga (Photo Vero Andrianarisoa)
L'assainissement du secteur minier se poursuit. Après celui de Toliara, le service inter-régional de la police des mines de Mahajanga sera bientôt mis en place.
En mission à Mahajanga depuis, le mardi dernier, le lieutenant colonel Friedrich Behivoka, directeur de la police des mines a expliqué que bien que les éléments de la direction de la police des mines d’Antananarivo soient accrédités d’une
compétence nationale, ils ne peuvent pas pour autant couvrir tout le territoire
national.
Ainsi, le ministère des Mines, dans le cadre de sa politique de décentralisation, procèdera bientôt à l’ouverture d’un service inter-régional de la police des mines à Mahajanga, après celui de Toliara, mis en place l’année dernière.
Ce service s’occupera de toute vérification, de tout contrôle et de toutes sanctions minières concernant l’exploitation, la collecte, le transport et la commercialisation des produits miniers bruts ou traités dans la Province de Mahajanga.
« Les trafics de pierres précieuses dans le nord de Madagascar tels que le jaspe et l’agathe ou la cornaline de la région de Sofia et l’or des régions de Diana et de Sava sont aussi sous le contrôle de la police des mines», a souligné le directeur des mines.
Avertissement
Le contrôle inopiné dans les magasins et boutiques informelles qui pullulent depuis un certain temps dans tous les coins des rues à Mahajanga, rachetant de
l’or et des bijoux en or a permis au directeur de la police des mines d’Antananarivo de constater qu’aucun d’eux ne possède un papier légal vis-à-vis de la direction inter-régionale des mines de Mahajanga dans l’exercice de leur métier.
Un avertissement a été alors lancé à leur attention. Un acte qui souligne que la prochaine mission aura pour objet l’application stricte des sanctions selon le code minier en vigueur aux tenants de ces boutiques informelles de rachat d’or. Fermeture de la boutique, saisie de tous les produits et matériels ainsi que le payement d’une amende onéreuse seront appliqués, pour cela.
«L’or ne s’achète pas comme de petit pain. Il fait l’objet d’une règlementation et selon le code minier. L’avertissement de trois mois lancé depuis l’année dernière a expiré pour ces opérateurs afin de régulariser leur dossier. Quand nous reviendrons nous allons appliquer la loi », a averti Behivoka Friedrich.
Vero Andrianarisoa
Lundi 13 fevrier 2012