Compétences
Collaboration entre les deux pays
Les techniciens malgaches en informatique et en TIC sont appréciés à l'extérieur (Photo Claude Rakotobe)
Un partenariat est né entre le Groupement des opérateurs en technologies de l'information et de la communication de Madagascar (Goticom) et son homologue mauricien, l'Outsourcing and télécommunications association Mauritius (OTAM).
Les deux entités ont signé un protocole de collaboration, l’année dernière, en vue de renforcer la visibilité de la destination océan Indien dans le domaine du service informatique. A cela s’ajoute le renforcement des capacités. Les deux pays ont besoin de ressources humaines de qualité et en quantité.
« Nous sommes actuellement en train de faire l'état des lieux, en ce qui concerne les formations existantes à Madagascar, pour voir quels sont les points à renforcer et comment ils pourraient être améliorés », avait déclaré à l’époque Gil Razafintsalama, président du Goticom.
Le deuxième volet de la convention porte sur la visibilité des opérateurs de la région. Le Goticom et l’OTAM organisent donc un voyage conjoint, la semaine prochaine, dans des villes européennes, ce pour vulgariser la destination océan Indien.
« L’idée consiste à rendre visite à des associations similaires pour d’éventuels partenariats », anticipe Gil Razafintsalama.
Conscients que la complémentarité des deux îles est nécessaire pour proposer des services efficaces et compétitifs, le Goticom et l'OTAM s'engagent donc à assurer la visibilité de l'océan Indien en termes d'investissement des entreprises TIC, d'échanges d'informations, et de renforcement de capacité des ressources humaines. Il s'agit d'avancer ensemble dans l'économie du savoir.
Une entreprise mauricienne s’installe à Madagascar
La Société d’archivage et du traitement d’information de Maurice Ltd (SATIM) ferme ses portes. La raison : le coût élevé de la main-d’œuvre. L’entreprise de BPO s’installe à Madagascar, alors que les employés sont dans le flou. Les ex-employés ont reçu, le jeudi 2 février, leurs salaires et leurs indemnités de licenciement.
Ils sont au nombre de 80 à être au chômage technique depuis le 30 décembre 2011 pour cause de délocalisation des activités de la SATIM vers Madagascar. Le patron de l’entreprise, Emmanuel Roserot, avait annoncé la fin des activités fin décembre, et depuis, il est injoignable. Le liquidateur qui a repris les choses en main a procédé le jeudi 2 février aux paiements de salaires et les indemnités, y compris le remboursement du local leaves.
La SATIM a été créée, il y a plus de trois ans, et se chargeait d’informatiser des documents d’archives pour le compte d’entreprises étrangères. La firme avait trois branches, dont deux à Port-Louis et une autre à Quatre Bornes.
© La Sentinelle
Lova Rafidiarisoa
Jeudi 09 fevrier 2012