Boeny
Focus
Richard Antoeny (Photo Michella Raharisoa)
Richard Antoeny
« C'est ma volonté qui m'a permis d'être un AC enfant »
Au quotidien, je suis agriculteur mais j'ai toujours travaillé dans le domaine de la santé. Je n'ai effectivement pas eu de formation médicale. Mais en 2003, je faisais partie de ceux qui ont bénéficié de la formation donnée par l'ONG Action-Santé-Organisation-Secours (ASOS). Notre projet n'a pas duré. En 2009, est arrivé le Kaominina Mendrika salama (KMsalama) du projet Santénet2 et j’étais élu par la communauté pour être un agent communautaire (AC) enfant. C'est ma passion de m’occuper des mes petits enfants. Même si je ne suis pas médecin, avec la formation qu'on me donne, je peux diagnostiquer la maladie d'un enfant, lui préscrire des médicaments quand je sais ce qu'il a ou l'envoyer au centre de santé si la maladie dépasse mes compétences. Certes, la communauté m'a élu, mais ma volonté m'a permis d'être un AC enfant.
Eugénie Raveloarisoa
« Je rends service à ma communauté en étant un AC mère »
S'occuper de la santé maternelle n'est pas nouveau pour moi. Au temps de l'ASOS, j'ai été déjà élue par la communauté et depuis le KMsalama m'a reproché d'être un AC mère. Je ne suis pas médecin, bien sûre, mais j'ai été formée à plusieurs reprises sur la sensibilisation et le suivi des femmes enceintes, le planning familial,...Ce que je souhaite, c'est de rendre service à ma communauté, peu importe si je suis payée ou pas. L'essentiel, c'est que cette dernière soit servie médicalement, vu que nous nous trouvions éloignées du centre de santé de base (CSB). Je fais le porte-à-porte pour demander, si une femme manque son rendez-vous de planning familial ou qu'une autre ne fait pas un suivi de sa grossesse. Deux à trois fois par mois, je fais une sensibilisation générale au sein de la communauté.
Théodore Ranisoa
« La réduction du taux de mortalité infantile est mon défi »
Ma communauté m'a proposé d'être un AC enfant. Cela a été une énorme joie pour moi parce que ça montre la confiance qu'elle a en moi. S'occuper des enfants est une de mes tâches quotidiennes, vu que j'en ai trois. Mais dans ma responsabilité d'AC, c'est un peu différent parce que je deviens « médecin », alors que je n'ai pas été formé dans des facultés de médecine ni fait une thèse sur une recherche médicale. Mais en l'examinant, je sais ce qu'il a et je sais aussi quoi lui prescrire. Deux fois par an, on a une formation sur le travail des AC. Nous ne sommes pas payés et cela ne pose aucun problème parce que j'ai mon travail d'agriculteur au quotidien. Je me sens à l'aise quand je prends un enfant malade dans mes bras, le peser, lui prendre sa température,...Je me bats pour la réduction du taux de mortalité infantile dans notre communauté un peu lointaine.
Michella Raharisoa
Vendredi 03 fevrier 2012